_______________________Janko Tipsarevic______________________________________________________________
_"C'est simple, il y a six ou sept ans, j'ai été N.1 serbe et... 700e mondial. Personne n'aurait alors pensé que nous aurions un jour des joueurs dans le Top 10. Cette performance d'ensemble suscite une effervescence énorme en Serbie."Le tennis est devenu le sport N.1 chez nous. J'ai un ami qui veut travailler comme entraîneur.Il n'arrive pas à trouver un court de libre. Ils sont tous réservés jusqu'en septembre. Cela atteste de la popularité du tennis en Serbie".
A l'origine, c'était pourtant loin d'être gagné. "Il faut comprendre que, en Serbie, le tennis est parti de zéro. Milosevic (le défunt dictateur yougoslave) ne s'est pas contenté de détruire le pays, il a aussi détruit notre sport. Il n'y avait rien. Personne n'a investi de l'argent dans nos joueurs. Jelena, Novak, tous ont dû se débrouiller tout seuls. Il n'y avait pas d'académie, d'école de tennis pouvant les aider. Toutes les stars serbes en herbe ont ainsi dû s'exiler pour apprendre leur métier.
_"Les gens doivent comprendre que tout ce que nous avons aujourd'hui dans le tennis serbe (on a quelques jeunes prometteurs qui arrivent), on l'a construit à partir de rien. Personne n'a investit un seul euro pour un de nos joueurs, pas même pour Ana ou Novak, à part nos parents. Nous n'avons pas de bonne école de tennis, pas de Fédération puissante... "
_"Je suis très reconnaissant à chaque joueur serbe mieux classé que moi, car cela m'a poussé à me surpasser. Ça a créé une certaine jalousie positive en moi: si quelqu'un pouvait le faire, moi aussi ".
Il avait un père qui était un entraîneur de football, il a d'ailleurs commencé le sport comme footballeur. Mais à sept ans, après s'être fait mal en jouant, Janko s'est tourné vers le tennis.
_"Personne n'a investi de l'argent sur nous. À l'époque, il n'y avait ni Centre de formation, ni Académie. Si nous sommes arrivés si haut, c'est grâce à nos parents ".